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Colloque de Montpellier 2007
6è Rencontres AEEPS/Montpellier-3è Biennale/AFRAPS - CONFERENCES Imprimer Envoyer
  

colloq-2007-le-plaisir-en-eps

icon - Le plaisir, l'Apprentissage, la Culture

Didier Delignières

 

 

 

 


 
icon - Plaisir et Sciences de l'Education
 
Gilles Bui-Xuan

icon et icon - Résultats de l'enquête nationale "Les enseignants d'EPS et leur sensibilité au plaisir des élèves"

Gilles Bui-Xuan


icon - Le Plaisir : anthropologie et histoire en EPS

J. Gleyse


Plaisir et cultures sportives ; plaisirs et déplaisir dans les pratiques sportives de nature

Jean Corneloup


colloq-2007-le-plaisir-en-epsConférence dansée "Le vertige est source de plaisir"

 Nelly Lacince et al.

Résumé : Qui n’a pas jubilé en se balançant, tournant, s’élevant, puis en suspendant la sensation émergente d’une pratique corporelle pour la faire vivre le plus longtemps possible ?

La capter, la garder précieusement pour la faire revivre, la retrouver intacte plus tard

Cette jubilation corporelle n’appartient-elle qu’à l’enfance ?
Jusqu’où chacun de nous fait vivre ce moment corporel majeur ?
Ce moment a-t-il un sens pour accepter de vivre le quotidien ?
Le désir de jubilation engage-t-il le corps dans le risque, physique, affectif ?

La danse sera le support du questionnement pour tenter de répondre à ces questions. Un film mettra en images une femme qui sans le plaisir du corps ne pourrait poursuivre sa vie ordinaire. Tout est organisé dans sa vie pour ce prolongement du plaisir corporel. Poursuivre l’expérience, vivre toujours ces moments venus de l’enfance, de son éducation, de sa formation qui l’amène toujours à prolonger ce plaisir de vivre son corps.

Ce film renverra à d’autres questions, professionnelles celles-ci, envisageant la responsabilité des enseignants d’EPS que nous sommes, comme :

Dans un débat, nous chercherons, la place du vécu corporel que les cours d’EPS proposent. Nous questionnerons la pratique qui est proposée aux filles, est-elle de nature à laisser une trace durable de quête de plaisir ?

Trace durable donnant une force, un désir de poursuivre au delà du cours d’EPS ?

Dans cette conférence dansée, vous serez invités à repérer des indicateurs de plaisir autour du thème : Le plaisir à l’Œuvre.

L’hypothèse que nous défendons : La source du plaisir se trouve dans, le vertige que chacun désire percevoir pour se sentir exister et ainsi accepter le risque qui soutend l’émergence de réels instants de plaisir .

La théorie des quatre plaisirs :

  • Le plaisir normé, se mettre au diapason des attentes extérieures. Répondre aux attentes extérieures pour les satisfaire et en être récompensé selon une hiérarchie des réponses conformes.
  • Le sujet organise une résistance passive face à la situation proposée. Tous les systèmes institutionnels tentent d’installer le sujet dans cette forme de plaisir normatif. Parfois même il ne se préoccupe pas de ce plaisir minimum.
  • Le plaisir fuite, se mettre en dehors de ce qui est attendu pour sentir ailleurs ce que l’on recherche. Etre hors situation, hors norme.
  • Le sujet organise une résistance active à la situation.

Le plaisir partagé, construire ensemble la norme à venir régulant ainsi le vivre ensemble socialement, présent et à venir. C’est un plaisir de reproduction sociale et/ou de production sociale. C’est une valeur sûre pour l’avenir d’un groupe et son bien être.

Les sujets se mettent d’accord volontairement ou involontairement pour organiser une résistance active face aux menaces de rupture de l’un ou de l’autre dans le groupe. En général ce plaisir est orchestré par l’artisan visant à ce que réellement le plaisir de vivre ensemble se partage. La dimension sensible qui existe dans tous les plaisirs n’est plus orientée vers le sujet mais vers les actions du groupe orchestrées par un leader.

Le plaisir auto-centré et/ou auto-normé appartient au sujet lui même qui il décide dans la situation proposée de trouver quelque part les effets, forces externes et internes, de sa pratique quelles qu’en soient les conditions.

Le sujet met en place une résistance hyperactive en s’engageant sensoriellement dans la situation. Il part à l’affût du moindre indice utile à sentir ce moment corporel inoubliable. Il ouvre tous les canaux du sensible. Ce plaisir là est rarement autorisé en EPS ou plutôt rarement repéré car l’enseignant se livre à une captation permanente des compétences à acquérir ou acquises.

Le film que nous vous présentons offre la possibilité de débattre autour de la proposition des quatre plaisirs composant notre théorie.

La grille qui suit est faite pour vous aider, lors de moments de pratique, à qualifier ou situer ces moments correspondant aux quatre formes de Plaisir :

Quatre formes de Plaisir en action Résistance en présence :Ne produit aucune forceCorporelleou vocale Résistance en présence :Reçoit des forces Corporelles ou vocales Résistance en présence :Transmet des forces-Corporelles ou vocales Résistance en présence :Reçoit et transmet des forcesCorporelles ou vocales Plaisir Normé Plaisir Fuite Plaisir Partagé

Plaisir Autocentréou autonormé Thème de discussion :

Le " Toucher " comme révélateur de Résistance dans l’action.

Les techniques d’accessibilité au plaisir se mobilisent selon trois formes essentielles pour lesquelles le sujet se met en mouvement :

  • Recevoir des forces pour sentir son existence dans l’action.
  • Transmettre des forces afin que le moment se poursuive.
  • Recevoir et transmettre des forces pour faire vivre l’action

Le but étant de sentir l’instant et ainsi le mettre en mémoire pour les expériences futures.

C’est ce que nous appelons l’Altérité corporelle, les forces en présence produisent la résistance, elles peuvent être offertes par la voix, les sons, les gestes, l’espace, le temps, les objets, les couleurs. Le sujet est touché par toutes ces présences à percevoir dans l’action.

La résistance s’installe selon :

  • le choix d’un type de force.
  • la façon dont elle est transmise,
  • la qualité synesthésique de la transmission
  • la qualité synesthésique de la perception de la force

Nous sommes dans une logique sensible de l’activité. L’intention corporelle est une intention de perception ou de transmission de sens par le toucher, sens supérieur de l’Homme.

… Le toucher est au corps ce que la parole est à la pensée…

Ainsi, cette communication dansée vise à mettre en questionnement les représentations ou opinions installées en EPS à propos de la pratique physique, où il semble que chacun pense que de toute façon, " tout corps plongé dans l’EPS est un corps qui prend du plaisir… " Pas sûr… Il y a un processus derrière…

Le processus sensible…


colloq-2007-le-plaisir-en-epsTous les plaisirs absinthés. Attractions pulsionnelles et répulsions fusionnelles des charmes alambiqués de la Fée Verte

Arnaud Van De Casteele - Doctorant en Socio-Anthropologie, laboratoire VST CITERES, Université François Rabelais, Tours

 

Tous les plaisirs absinthés. Attractions pulsionnelles et répulsions fusionnelles des charmes alambiqués de la Fée Verte Résumé : Cette communication portera sur les multiples rapports aux bonheurs et plaisirs individuels et collectifs dispensés au travers des différentes manières d’envisager, de produire et de consommer l’absinthe, méthodologiquement perçus comme des constructions, des mises en situation d’acteurs où s’entrecroisent, dans un cadre géographiquement et contextuellement circonscrit, des relations pouvant porter à la fois sur des registres économiques, sociaux, culturels, politiques et symboliques. D’emblée seront exposés, comme la nature même de l’objet absinthe, les plaisirs polymorphiques et parfois antagoniques qu’il produit sur le corps, entraînant bien au-delà du moment de commensalité déjà complexe, tout un corollaire de process sociaux et culturels renvoyant à des univers de vies bien distincts. Les référents extatiques de l’absinthe, si j’ose dire ainsi, sont donc ceux qui s’exprimeraient autour de plusieurs thématiques renvoyant tour à tour à une nature intacte retrouvée, un état au sauvage positivé, un savoir-faire rare hérité d’ancêtres, un goût typique identifié au terroir, une fierté gastronomique régionale, un produit emblématique hors norme à la savoureuse clandestinité…Nous tenterons de montrer comment les variations euphoriques de l’objet de tous les désirs s’expriment alors dans les attitudes corporelles des absintheurs et sous quels différents affects perçus (et construits) il apparaît. L’absinthe deviendrait il alors un formidable outil de transfert faisant passer l’individu lambda en un absintheur en quête de béatitude mais pas seulement, provoquant pourquoi pas chez ce dernier une faculté de ré-enchantement (ou de désanchantement) du monde ? Nous tenterons de lister les stratifications des " plaisirs carnés " absinthés et les sens que les absintheurs leur attribuent. Basé sur une analyse de terrain, nous tenterons de retranscrire les mises en place d’univers de plaisir et tenterons de saisir leur élaboration à travers une cartographie et une mise en perspective d’échelles de valeurs et de qualifications (plaisirs autochtones et de terroirs, clandestins et prohibés, légalisés et commerciaux, undergrounds, artificiels,…), pertinents indicateurs de compréhension pour l’ethnologue afin de conduire celles et ceux qui le désireraient, en quête des plaisirs de la fée verte.

 
 
 
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