Bistrots pédagogiques
Compte-rendu : « L'évaluation : quels bénéfices pour quels coûts ? » – André Canvel Imprimer Envoyer
Écrit par SAPIN Stéphane   
A. Canvel
André Canvel – Inspecteur Général de l'Éducation Nationale, Président du CAPEPS externe
 
« L'évaluation est un geste professionnel qui appartient au quotidien des enseignants. Mieux encore, elle est une des composantes essentielles de la culture scolaire au travers l'histoire, au point qu'elle appartient à ce que Michel Foucault définissait comme l'expression du passage du pouvoir de la Loi au pouvoir de la norme, nouveau partage des individus. 
En s'immisçant dans tous les interstices de l'institution scolaire, de la classe au système, l'évaluation ne serait-elle pas devenue le nouveau paradigme d'une École de la performance généralisée ? Pour quels bénéfices et à quels coûts ? Et l'EPS dans tout cela ?! »
 
André Canvel
Au Cadet de Gascogne (Paris), Bistrot pédagogique du jeudi 27 septembre 2018 
  
Visionner les vidéos de l'intervention :
    • Partie 1/4 (17'49)   —   Évaluer, une notion surdéterminée. Brève histoire scolaire d'une ambiguïté originelle (1/2)
    • Partie 2/4 (19'49)   —   Évaluer, une notion surdéterminée. Brève histoire scolaire d'une ambiguïté originelle (2/2)
    • Partie 3/4 (19'05)   —   Les bénéfices de l'évaluation (1/2). Pour l'élève. Pour l'enseignant
    • Partie 4/4 (18'05)   —   Les bénéfices de l'évaluation (2/2). Pour l'enseignant. Pour l'institution    —   Les coûts de l'évaluation. Pour l'élève. Pour l'enseignant. Pour l'institution
 
CR : « La pédagogie est-elle condamnée aux lieux communs ? » – Philippe Meirieu Imprimer Envoyer
Écrit par SAPIN Stéphane   
Ph.Meirieu AE-EPS ParisIdF
Philippe Meirieu – Professeur émérite en Sciences de l'éducation à l'Université Lumière-Lyon 2, Chercheur et militant en pédagogie
 
« Pour introduire mon propos, je dirais qu’en tant que vieux "routard", vieux "briscard" de la pédagogie, militant depuis très longtemps dans les mouvements d’Éducation populaire, qui est entré dans l’enseignement très jeune, a été formateur dans les MAFPEN, puis s’est impliqué dans un travail en Sciences de l’éducation, je suis encore stupéfait, quand je vais dans certains colloques, voire dans certaines manifestations officielles organisées par le Ministère de l’Éducation nationale, d’entendre proférer comme étant des idées nouvelles et des concepts éminemment "refondateurs" de l’École, ce que je considère, à ma petite échelle, comme des lieux communs. Ceux-ci traînent dans le discours pédagogique depuis bien longtemps et je me demande si nous sommes condamnés à rester dans ces slogans et à réinventer en permanence l’eau tiède ? [...] »
Philippe Meirieu
Le Lutèce (Paris), Bistrot pédagogique du mardi 11 mars 2014 

Télécharger le compte-rendu complet

Parmi les nombreuses références signalées par Philippe Meirieu, certaines apparaissent en caractères gras et en bleu. En cliquant dessus, vous serez dirigés vers la source citée (à condition d'être connectés à Internet !).

 
CR : « Philosophie de l'effort » – Isabelle Queval Imprimer Envoyer
Écrit par SAPIN Stéphane   
Photo I. Queval

Isabelle Queval – Philosophe, Professeure à l'INS HEA - Université Paris Lumières, Chercheure au Groupe de recherche sur le handicap, l'accessibilité et les pratiques éducatives et scolaires (Grhapes)

« Comment penser l’effort aujourd’hui ? Le thème peut sembler à la fois banal et faussement suranné. Banal, d’une part, parce que l’effort est, pour paraphraser Descartes, "la chose du monde la mieux partagée". Depuis toujours, nous sommes enjoints à "faire des efforts", dans des domaines très variés de l’existence, pour apprendre à marcher ou faire du vélo, à l’école, dans nos relations avec autrui puis, plus tard, pour mener à bien des études et une vie professionnelle, trouver le bonheur dans notre vie privée et surmonter les "coups durs" qui sont le lot de chacun. Banal aussi, parce que, tel un marronnier des propos de comptoir, le thème est dans l’actualité, lorsqu’il s’agit de déplorer le "manque d’efforts" des "jeunes générations" ou la perte du "goût de l’effort", à l’école notamment.
Ainsi, l’effort serait requis partout, et pourtant perdu, omniprésent dans les discours et si difficile à définir, si difficile à saisir aussi dans les actes. De quoi parle-t-on, de l’effort physique, démonstratif, ou de l’effort intellectuel, intériorisé, impalpable, mais dont les neurosciences visent à montrer la teneur somatique ?
L’effort permettrait le progrès. Oui, mais lequel ? À quel prix, à quelles fins ? Faut-il nécessairement se dépasser, "s’arracher", pour être heureux ? À qui profite donc l’effort ? »
Isabelle Queval
Au Cadet de Gascogne (Paris), Bistrot pédagogique du jeudi 8 mars 2018
 
Visionner les vidéos* de l'intervention :
    • Partie 1/4 (19'05)   —   La fausse évidence de l'effort (1/2) : une expérience multiple et personnelle ; un compagnon de vie
    • Partie 2/4 (19'14)   —   La fausse évidence de l'effort (2/2) : le moteur du progrès ?
    • Partie 3/4 (16'23)   —   Exister : topographie liminaire des efforts ; l'existence comme effort
    • Partie 4/4 (24'42)   —   S'efforcer : la valorisation de l'effort dans notre société : influences judéo-chrétienne et rationaliste ; usage de la notion d'effort   —   S'accomplir : « l'effort sans effort » ; l'effort, la performance et l'éducation 
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