L'EPS au ministère de l'Education nationale : rupture ou continuité ?
Résumé : L’article analyse le rattachement de l’Éducation Physique et Sportive (EPS) au ministère de l’Éducation nationale en 1981 en interrogeant la notion de rupture ou de continuité. Si ce transfert institutionnel marque symboliquement la reconnaissance scolaire de l’EPS, l’auteure montre que les transformations majeures des contenus et des pratiques sont antérieures, amorcées dès les années 1950-1960 avec la sportivisation progressive de la discipline et les instructions officielles de 1967. Après 1981, l’enjeu principal devient l’alignement de l’EPS sur les finalités scolaires communes : lutte contre l’échec scolaire, réduction des inégalités et rénovation pédagogique. Cela se traduit par la didactisation des APS, l’évolution des modes d’évaluation (CCF), le développement du travail en équipe, la formation continue et l’universitarisation de la formation des enseignants via les STAPS. L’article conclut que l’histoire de l’EPS relève moins d’une rupture franche que d’un processus long de transformation et de recherche de légitimité scolaire . Cet article permet aux enseignants et formateurs en EPS de mieux comprendre les fondements historiques, institutionnels et pédagogiques de la discipline. Il éclaire les logiques à l’origine des programmes, de l’évaluation, du travail en équipe et de la formation, offrant des repères pour analyser les pratiques actuelles et les enjeux contemporains de l’EPS dans le système éducatif.
Mots clés proposés par l'auteure : EPS, Education nationale, tradition, rénovation, enjeus s
Mots-clés complémentaires : EPS, Éducation nationale, histoire, sportivisation, évaluation, didactisation, formation des enseignants, STAPS, inégalités scolaires